En France, première destination touristique mondiale, 81 % des communes disposent d’au moins une offre d’hébergement via la plateforme de location touristique Airbnb, selon une étude du centre de réflexion Terram, qui se base sur des données fournies par l’entreprise américaine. Entre 2018 et 2024, le nombre de nuitées réservées en France sur les plateformes de location de meublés touristiques a plus que doublé selon l’institut statistique européen Eurostat, pour atteindre 192,4 millions de nuitées. Cela représente plus de 40 % du total des nuitées touristiques.
En 2024, année des Jeux olympiques à Paris, la France a accueilli un record de 100 millions de visiteurs étrangers et ses recettes touristiques ont augmenté de 12 % sur an à 71 milliards d’euros. Selon le ministère du Tourisme, le secteur représente 8 % du PIB français. Depuis 2013, les réservations via Airbnb se sont largement étendues sur la majeure partie de l’Hexagone, mais restent concentrées dans « les grands pôles d’attractivité nationale : littoraux, montagne, patrimoine, grandes métropoles », énumère l’étude.
Résidences principales, secondaires et logements vacants
« L’offre Airbnb s’appuie majoritairement sur le parc résidentiel existant », observe l’Institut Terram, dont Airbnb est un adhérent. Ainsi, sont proposés à la location touristique « le plus souvent » des « logements déjà présents – résidences principales, résidences secondaires ou logements vacants », précise cette source.
Les locations Airbnb, « proposées dans près de 29 000 communes de France, bénéficient directement aux territoires y compris ceux dépourvus d’offres hôtelières », se félicite la plateforme dans une déclaration transmise à l’AFP.
L’étude, relue par un comité d’experts indépendants, s’est basée sur des données d’Airbnb concernant « l’évolution du nombre de nuitées, la répartition géographique des annonces et des réservations, ainsi que sur certains profils d’usage ».
