Promouvoir la coopération transfrontalière pour une intégration européenne efficace

Réutilisation des eaux usées traitées : un levier de résilience agricole

La réutilisation des eaux usées traitées (REUT) constitue un levier d’adaptation au stress hydrique : elle ne crée pas d’eau nouvelle, mais valorise une ressource déjà traitée pour réduire les prélèvements, notamment pour l’irrigation. En France, moins de 1 % des volumes sont réutilisés, la majorité étant restituée aux milieux aquatiques ; son développement doit donc rester territorialisé afin de préserver les équilibres hydrologiques. Relancée par le plan Eau de 2023, la REUT progresse malgré des freins techniques, réglementaires et économiques. Lorsqu’elle s’inscrit dans une stratégie de long terme, avec une gouvernance claire et une bonne acceptabilité sociale, elle apparaît comme un complément pertinent dans une politique globale de sobriété et d’efficacité hydrique.

Municipales : l’écologie à l’épreuve des territoires

L’écologie occupe une place ambivalente dans le débat municipal : si ses objectifs font largement consensus, leur mise en œuvre locale reste complexe. Les Français portent un regard globalement positif sur l’action environnementale de leurs communes, mais estiment qu’elle demeure insuffisante face aux défis climatiques, sanitaires et de protection des ressources. Les enjeux écologiques irriguent désormais l’ensemble des politiques municipales – de la sécurité à la qualité de vie – traduisant une attente forte pour une écologie pragmatique et transversale, adaptée aux réalités et aux priorités propres à chaque territoire. Cette analyse s’appuie sur une enquête menée auprès de 2 000 Français représentatifs de la population nationale.

La France vue du sol. Quand la géographie des mégots révèle les mutations des territoires

À l’approche des municipales de 2026, la propreté de l’espace public est analysée à travers la géographie des mégots, révélatrice des usages quotidiens. Leur accumulation se concentre dans les lieux très fréquentés, mettant en évidence un paradoxe : les villes plus attractives paraissent souvent plus sales. L’enquête montre que le jet de mégots dépend de contextes précis et du manque d’alternatives visibles. Trois études de cas (Grenoble, Ambérieu-en-Bugey, Banyuls-sur-Mer) illustrent ces dynamiques. En conclusion, l’enquête plaide pour une approche combinant équipements adaptés, sensibilisation humaine, mobilisation citoyenne et sanction mesurée, afin de faire de la propreté un levier fédérateur des politiques municipales.

Ce que vivent (vraiment) les femmes rurales

Longtemps invisibilisées, les femmes rurales constituent un angle mort de l’analyse sociale. Leur situation résulte de l’entrecroisement des inégalités de genre et des contraintes propres aux territoires peu denses — services éloignés, opportunités limitées, mobilité réduite —, particulièrement pour les femmes des milieux populaires. Cette « double marge », renforcée par des représentations culturelles archaïsantes, accroît l’intensité des mécanismes de domination : manque de garde, emplois précaires, coûts de déplacement, accès restreint à la formation et à l’emploi qualifié. Leur autonomie financière en pâtit, tout comme leur sécurité patrimoniale. L’analyse repose sur un dispositif mixte associant un volet quantitatif (5 052 répondants) et un volet qualitatif (93 entretiens conduits via un protocole conversationnel encadré), réalisés par Opinion Way.

Infrastructures invisibles : ce que les Français disent de leurs réseaux du quotidien

Sous nos pieds, une République discrète fait tenir le pays grâce aux routes et aux réseaux d’eau, d’électricité ou d’assainissement ; invisibles quand tout fonctionne, ces infrastructures révèlent les fractures françaises dès qu’elles faiblissent. L’étude montre trois attentes majeures : clarté (qui fait quoi ?), fiabilité (entretenir avant d’inaugurer) et sobriété (réparer, prolonger). Elle souligne que la maintenance devient un acte politique et écologique, et que les municipales 2026 pourraient se jouer sur le terrain du concret : gouverner, c’est assurer la continuité du réel. L’étude repose sur un questionnaire auto‑administré en ligne par OpinionWay, réalisé auprès d’un échantillon représentatif de 3 034 Français âgés de 18 ans et plus, du 15 au 22 septembre 2025.

Tourisme 2.0 : anatomie de la France Airbnb

Depuis son implantation en France en 2012, Airbnb s’est imposée comme un acteur central de l’hébergement touristique. En une décennie, la plateforme – avec d’autres comme Booking ou Abritel – a profondément redessiné les pratiques de voyage. L’étude retrace cette expansion rapide : d’une présence ponctuelle dans les métropoles, les stations de ski et du littoral en 2013, elle s’est diffusée dès 2019 dans la quasi-totalité du territoire, épousant l’attractivité des grands sites patrimoniaux, des parcs naturels ou des littoraux, et connaissant une forte accélération post-Covid.

IA et inclusion algorithmique : un enjeu de cohésion sociale, économique et territoriale

Les usages de l’intelligence artificielle (IA) connaissent aujourd’hui une expansion fulgurante au sein de la société française. Parallèlement, de plus en plus de collectivités lancent des projets intégrant ces technologies. Cette étude propose un cadre d’action pour mettre l’IA au service du quotidien des citoyens – et non l’inverse – en s’appuyant sur le concept d’inclusion algorithmique. Elle vise à faciliter l’accès, l’usage, la compréhension et la conception des outils algorithmiques, et formule des recommandations stratégiques pour des politiques publiques ambitieuses, adaptées et durables.

Santé mentale des jeunes de l’Hexagone aux Outre-mer

Dans un contexte où la santé mentale des jeunes devient prioritaire, cette étude inédite se distingue par son approche globale — sociale, économique, culturelle, numérique et environnementale — et son ampleur, couvrant l’Hexagone et l’outre-mer. Les jeunes interrogés expriment des attentes claires : faciliter l’accès aux soins, réduire les coûts, renforcer prévention et sensibilisation, mieux diffuser l’information et promouvoir le bien-être. L’enquête, menée par l’Institut Terram, la Mutualité française et l’Institut Montaigne, a porté sur 5 633 jeunes de 15 à 29 ans.

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L’Institut Terram est une association de loi 1901 d’intérêt général à but non lucratif. L’appui des entreprises et des particuliers joue un rôle essentiel dans le développement de ses activités, en particulier dans la production et la diffusion de réflexions innovantes pour les territoires.