Les ruraux face aux déchets sauvages : principes, pratiques, attentes

Artisans et commerçants : fabrique de la cohésion en ruralité

Les dirigeants de TPE rurales présentent un fort ancrage territorial, qui favorise des relations de confiance et un engagement local, mais les coopérations entre entreprises et avec les acteurs publics demeurent inégales. Si les difficultés de recrutement constituent le principal frein, la ruralité est rarement perçue comme un handicap. L’étude souligne ainsi l’enjeu de renforcer les cadres collectifs pour transformer la proximité géographique en véritable capacité d’action. Ces résultats reposent sur une enquête auprès de 893 dirigeants et L’étude met en lumière les liens qu’entretiennent les dirigeants de TPE rurales avec leur territoire. Si leur ancrage local est fort et leur engagement fréquent, les coopérations demeurent inégales et les difficultés de recrutement persistent. Elle souligne ainsi l’enjeu de renforcer les cadres de coopération locale. L’analyse est fondée sur une enquête auprès de 893 dirigeants et une vingtaine d’entretiens.

Le pouvoir d’agir des territoires : mythe ou réalité ?

Quarante ans après les lois Defferre, la décentralisation bute sur un paradoxe. Les collectivités n’ont jamais eu autant de compétences et nombre d’élus se disent pourtant empêchés d’agir. Au fil de réformes jamais mises en cohérence, l’État a perdu la capacité d’agir lui-même sans renoncer à gouverner. Le système est devenu illisible, où décider ne suffit plus à faire. L’étude avance six propositions pour redonner aux territoires des prises concrètes. Le vrai enjeu n’est plus de décentraliser plus ou moins, il est de choisir enfin un modèle, ce que la France n’a jamais osé faire.

Transition industrielle : du récit national aux territoires stratèges

La réindustrialisation fait l’objet d’un consensus politique trompeur qui masque les arbitrages réels qu’elle impose. Loin du récit « gagnant-gagnant », la transition industrielle intensifie la concurrence entre usages du foncier, de l’énergie, de l’eau et du travail. L’étude propose une lecture matérialiste de ces tensions à partir du cas des Pays de la Loire, première région industrielle de France au regard du poids de l’industrie dans l’emploi. L’enjeu réel tient dans une capacité d’arbitrage qui clarifie les contraintes, assume des renoncements et mobilise les instruments disponibles, sous condition d’un cadre national et européen stable.

Repenser les politiques territoriales par la justice spatiale

La justice spatiale est partout à l’œuvre dans l’action publique territoriale, mais sans délibération explicite. À chaque arbitrage, faute de référentiel partagé, chacun mobilise sa propre grille et le verdict d’injustice tombe quel que soit le choix rendu. L’opposition entre métropoles et ruralités ne suffit pas à en rendre compte. L’étude invite à inscrire les politiques territoriales dans des pactes de justice articulant les échelles locale, régionale, nationale et européenne. Ces analyses s’appuient sur des entretiens qualitatifs et une enquête Ifop menée auprès de 4 005 personnes.

Nos Communes. Un avenir civique à réinventer

L’ouvrage propose un diagnostic sans concession de l’érosion multiforme de la démocratie municipale : raréfaction des candidatures, progression de l’abstention, usure des élus et profondes inégalités d’accès liées au genre, à la classe sociale et aux territoires. Les conseillers municipaux se heurtent à une charge temporelle croissante, à l’inflation normative et à un déficit persistant de reconnaissance. Benjamin Morel esquisse trois trajectoires possibles : le délitement progressif, la rationalisation technocratique et la refondation civique. Cette dernière suppose une revalorisation statutaire et symbolique de la fonction d’élu, un abaissement des seuils d’accès aux mandats, un soutien accru aux listes citoyennes et une clarification de la gouvernance multiniveaux. Un enjeu démocratique majeur.

Municipales : les prémices de la présidentielle ?

Les municipales de 2026 apparaissent comme un révélateur des recompositions politiques, entre logique locale et dynamique nationale. La personnalisation du vote reste forte et la nationalisation du scrutin limitée. Les enjeux de sécurité, de santé et de finances locales structurent l’agenda, dans un contexte plutôt favorable aux droites : progression du Rassemblement national, positions solides des Républicains, écologistes plus exposés, résilience du Parti socialiste et présence de La France insoumise dans plusieurs grandes villes. Cette analyse s’appuie sur une enquête menée par l’Institut Terram et l’Ifop du 1er au 6 février 2026 auprès d’un échantillon national représentatif de 10 000 personnes âgées de 18 ans et plus, permettant une lecture fine des dynamiques électorales selon les profils sociaux, générationnels et territoriaux.

Réutilisation des eaux usées traitées : un levier de résilience agricole

La réutilisation des eaux usées traitées (REUT) constitue un levier d’adaptation au stress hydrique : elle ne crée pas d’eau nouvelle, mais valorise une ressource déjà traitée pour réduire les prélèvements, notamment pour l’irrigation. En France, moins de 1 % des volumes sont réutilisés, la majorité étant restituée aux milieux aquatiques ; son développement doit donc rester territorialisé afin de préserver les équilibres hydrologiques. Relancée par le plan Eau de 2023, la REUT progresse malgré des freins techniques, réglementaires et économiques. Lorsqu’elle s’inscrit dans une stratégie de long terme, avec une gouvernance claire et une bonne acceptabilité sociale, elle apparaît comme un complément pertinent dans une politique globale de sobriété et d’efficacité hydrique.

Municipales : l’écologie à l’épreuve des territoires

L’écologie occupe une place ambivalente dans le débat municipal : si ses objectifs font largement consensus, leur mise en œuvre locale reste complexe. Les Français portent un regard globalement positif sur l’action environnementale de leurs communes, mais estiment qu’elle demeure insuffisante face aux défis climatiques, sanitaires et de protection des ressources. Les enjeux écologiques irriguent désormais l’ensemble des politiques municipales – de la sécurité à la qualité de vie – traduisant une attente forte pour une écologie pragmatique et transversale, adaptée aux réalités et aux priorités propres à chaque territoire. Cette analyse s’appuie sur une enquête menée auprès de 2 000 Français représentatifs de la population nationale.

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