Réunis dans le cadre du Terram Tour, en partenariat avec le collectif citoyen « Phare Ouest de progrès » et l’association Rura, élus, citoyens, chercheurs et acteurs associatifs ont débattu de la condition des femmes en milieu rural. L’occasion de questionner les inégalités persistantes dans les campagnes françaises, mais aussi de déconstruire certains clichés sur la ruralité.
À Termes-d’Armagnac, la salle était bien remplie pour accueillir cette nouvelle rencontre du collectif, né il y a trois ans avec l’ambition de faire émerger une réflexion commune sur l’avenir de l’Ouest gersois.
Après avoir travaillé sur des sujets aussi variés que l’énergie citoyenne, le bien vieillir, la culture ou l’agriculture, le collectif a consacré cette soirée à un thème sensible : la condition des femmes vivant en milieu rural.
Le vécu en priorité
Invité pour l’occasion, l’Institut Terram, laboratoire d’idées consacré aux enjeux territoriaux, est venu présenter une étude réalisée avec l’association Rura, spécialisée dans l’accompagnement des jeunes des campagnes et des petites villes. Leur objectif : comprendre si les inégalités entre les femmes et les hommes prennent une forme particulière dans les territoires peu denses.
Pour Victor Delage, fondateur et directeur général de l’Institut Terram, la réflexion doit partir du terrain. « Les grandes analyses nationales oublient souvent le vécu concret des habitants », explique-t-il. L’étude s’intéresse ainsi aux difficultés spécifiques rencontrées par les femmes rurales : accès à l’emploi, mobilité, garde d’enfants, charge mentale ou encore éloignement des services.
Le débat a privilégié les échanges avec le public afin de faire émerger des solutions adaptées aux réalités locales. Une manière, pour les organisateurs et pour Thibault Renaudin, maire de Termes-d’Armagnac et président d’InSite, de rappeler que les territoires ruraux ne veulent plus seulement être observés : ils entendent aussi participer pleinement à la définition des politiques publiques qui les concernent.