Les artisans au cœur du dynamisme des territoires ruraux

Emploi, services de proximité, apprentissage ou encore vie associative : les artisans et commerçants en milieu rural contribuent chaque jour à la vitalité de leur territoire. L’Institut Terram, avec le soutien de Bpifrance Le Lab, s’est intéressé à leur engagement, à leur ancrage local ainsi qu’aux leviers qui pourraient renforcer le dynamisme des communes rurales.

Les artisans et commerçants occupent une place essentielle dans les territoires ruraux. Au-delà de leur activité économique, ils participent au maintien des services de proximité, accompagnent la formation des jeunes et soutiennent la vie associative. L’Institut Terram, avec le soutien de Bpifrance Le Lab, a souhaité mesurer cette contribution à travers une enquête dédiée.

Des entrepreneurs engagés pour leur commune

Bien souvent, l’entreprise de ces artisans et commerçants ruraux s’inscrit dans une dynamique locale qui dépasse le simple développement économique et participe à la vie et à l’attractivité des communes.

Leur engagement repose avant tout sur un fort attachement au territoire : ainsi, 43 % des dirigeants considèrent leur implantation rurale comme une véritable force et 48 % estiment qu’elle présente autant d’atouts que de contraintes. La proximité avec les habitants, les relations de confiance, la fidélité de la clientèle ou encore une concurrence parfois moins importante figurent parmi les principaux avantages cités. Pour beaucoup, le milieu rural représente avant tout un environnement propice à l’entrepreneuriat.

De plus, plus de quatre dirigeants sur dix ont grandi sur leur territoire sans l’avoir quitté et 66 % résident dans la commune où est implantée leur entreprise. Cette proximité favorise les échanges avec les habitants, les autres entreprises et les élus.

Des défis à relever pour poursuivre cette dynamique

Les difficultés de recrutement restent néanmoins le principal frein au développement des TPE rurales pour 57 % des répondants. La taille parfois limitée du marché local, l’accès au financement, aux infrastructures ou encore à l’immobilier d’entreprise figurent également parmi les sujets évoqués.

Malgré ces contraintes, la grande majorité des dirigeants continue de considérer la ruralité comme un environnement favorable à leur activité et dans lequel ils souhaitent s’impliquer : 73 % d’entre eux accueillent des stagiaires ou des apprentis issus d’établissements locaux, tandis que 71 % soutiennent des associations ou des projets de leur territoire.

« Le fait de se faire connaître auprès des associations, des clubs de sport et autres, ça imprime également notre marque employeur dans le grand public et potentiellement auprès d’éventuelles recrues. Ça participe à l’ancrage de la marque et du nom au sein du territoire », explique un répondant de l’enquête.

Les coopérations renforcent les actions locales

Même si 43 % des dirigeants déclarent ne participer à aucune action de coopération, de nombreuses initiatives permettent déjà de partager des expériences, de mutualiser certaines ressources ou encore de faciliter la transmission des entreprises. Dans les territoires les moins denses, ces solidarités contribuent aussi à rompre l’isolement que peuvent ressentir certains chefs d’entreprise.

Les relations avec les collectivités offrent, elles aussi, des perspectives de développement. Les maires restent les principaux interlocuteurs des dirigeants, qui souhaitent avant tout un dialogue plus régulier, des démarches administratives simplifiées et un accompagnement mieux adapté aux réalités des très petites entreprises. Ainsi, trois dirigeants sur quatre estiment contribuer directement au dynamisme économique et social de leur territoire.

Enfin, pour l’Institut Terram, renforcer les coopérations entre entrepreneurs, réseaux professionnels et collectivités permettrait d’aller encore plus loin dans cette dynamique.