« Malus rural du genre » : quand vivre à la campagne pénalise les femmes

Un tiers des Françaises, soit 11 millions de femmes, vivent en milieu rural. Elles assurent la gestion des familles, des associations, et des petits emplois de soin et de services. Cependant, selon une étude récente de l’Institut Terram avec Rura, la vie à la campagne amplifie les inégalités entre hommes et femmes.

On parle de « malus rural du genre » pour décrire ce phénomène. Près d’une femme rurale sur deux déclare disposer de moins de 5 heures de temps pour elle par semaine et beaucoup occupent des emplois précaires à temps partiel. L’éloignement des services publics, de l’emploi, des transports, affecte directement leur autonomie économique, leur santé, leur accès aux droits.  

Que signifie être une femme en milieu rural ? Comment le simple fait d’habiter à la campagne vient-il durcir les inégalités ? Que nous apprend « ce malus rural du genre » sur la manière dont on perçoit ou néglige ces femmes qui maintiennent la cohésion des campagnes ?

Avec :

  • Salomé Berlioux, directrice générale et fondatrice de Rura, ONG qui lutte contre la fracture territoriale en pariant sur la jeunesse de la ruralité et des petites villes. Co-publication avec l’Institut Terram de l’étude Ce que vivent (vraiment) les femmes rurales ;
  • • Victor Delage, fondateur et directeur général de l’Institut Terram, groupe de réflexion collégial et multidisciplinaire dédié à l’étude des territoires.