À quoi ressemble le quotidien des femmes dans la Vallée du Var ? Quels liens les unissent à ces petits villages et à la nature qui les entoure ? Un groupe de « six copines » a décidé de prendre le micro pour faire entendre « les voix des filles de leur coin ». Baptisé « Toutes une montagne », le podcast est destiné à rendre hommage à l’implication des femmes dans la vallée. Les trois premiers épisodes ont été diffusés le deuxième week-end de mars à Guillaumes, à l’Epi, le centre social où l’idée a pris racine. Ils sont disponibles sur la plateforme Ausha. « L’Epi est un acteur de cohésion de ces zones de montagne. Ce sont surtout des femmes qui [y] viennent et qui participent à la vie associative du territoire », raconte sa directrice Alexandra. Et sans les femmes, il ne se passerait pas grand-chose dans la vallée.
Actrices du territoire
De nombreuses personnes ont mis la main à la pâte pour réaliser ces douze minutes d’interview où chaque protagoniste déroule son attachement et évoque son quotidien. Dont Fabrice, longtemps formateur radio au Festival Longueur d’ondes à Brest, mais également, un groupe de musiciens qui a réalisé le générique. Les six podcasteuses sont Lolita, habitante de Daluis, Isabelle qui vit à Péone, Manon et Marie de Chateauneuf-d’Entraunes et Clémentine et Alexandra, de Guillaumes. Au bout du micro pour ces trois premiers podcasts Barbara, bergère, Christine, retraitée originaire de Marseille, venue s’installer dans la Vallée par amour, et Carole, infirmière qui parcourt les routes à la rencontre de ses patients et dont le fils ne quitterait pour rien au monde « ses montagnes ». Autant de parcours qui racontent une diversité souvent silencieuse, un attachement à un cadre de vie unique mais aussi les difficultés du quotidien, notamment liées à la mobilité.
Inégalités persistantes
Une étude publiée en décembre par l’Institut Terram et Rura, Ce que vivent (vraiment) les femmes rurales, a mis en lumière les réalités des femmes qui vivent en milieu rural. Elle souligne des inégalités persistantes en matière d’accès à l’emploi, aux soins et à la mobilité, ainsi qu’une charge mentale et domestique plus marquée que dans les zones urbaines. L’étude insiste aussi sur un isolement social accru et des services publics plus éloignés.