L’Institut Terram a 2 ans

Le mercredi 15 avril, l’Institut Terram a célébré son deuxième anniversaire au Réfectoire des Cordeliers, à Paris, à l’occasion d’une soirée consacrée à l’engagement dans les territoires.

Il y a deux ans naissait l’Institut Terram, porté par une conviction simple : c’est depuis les territoires, au plus près du réel, que doivent se construire les réponses aux défis de notre temps. Et par un désir tenace : aller à la rencontre, écouter, comprendre, proposer. Depuis deux ans, nos travaux se développent au plus près des réalités locales, à travers des rencontres, des échanges et des initiatives destinés à mieux comprendre les transformations à l’œuvre dans les territoires et à nourrir le débat public. Deux ans plus tard, l’Institut Terram, ce sont des voix, des visages, des rencontres qui comptent, des désaccords féconds, des idées qui circulent. Un chemin partagé qui ne cesse de s’élargir.

Pensée comme un temps fort de retrouvailles et d’échanges, la soirée a réuni 250 invités – auteurs, membres du Conseil d’administration et du Comité scientifique, partenaires, élus, chercheurs, entrepreneurs, responsables associatifs, acteurs de terrain – et toutes celles et ceux qui, de près ou de loin, participent à l’élan de l’Institut. Elle a également marqué l’ouverture d’une nouvelle séquence de réflexion, dans la perspective des grands rendez-vous démocratiques à venir, à commencer par l’élection présidentielle, ainsi que le lancement d’un cycle de rencontres appelé à se déployer dans différents territoires au cours des prochains mois.

Françoise Nyssen, présidente de l’Institut, a ouvert la soirée en soulignant le rôle du think tank dans le débat public et en appelant à renforcer le lien démocratique à travers l’écoute, le dialogue et l’action collective.

Benjamin Morel, constitutionnaliste et membre du Comité scientifique de l’Institut Terram, et Thibault Renaudin, maire de Termes-d’Armagnac, village de 207 habitants, et fondateur d’InSite France, ont ensuite échangé sur les fragilités et les recompositions de la démocratie locale, entre désengagement citoyen et initiatives de terrain.

Angèle Malâtre-Lansac, déléguée générale de l’Alliance pour la Santé Mentale et auteure d’une étude pour l’Institut Terram, et le professeur Eric Fakra, chef du pôle Psychiatrie au CHU de Saint-Étienne, ont croisé leurs regards sur les inégalités territoriales d’accès aux soins en santé mentale et sur les leviers à activer pour mieux accompagner les patients, notamment les jeunes.

Anaïs Voy-Gillis, géographe, spécialiste des questions industrielles et membre du Comité scientifique de l’Institut Terram, et Bertrand de Singly, directeur général adjoint de France Industrie, ont confronté leurs analyses sur les enjeux de réindustrialisation des territoires, entre ambitions affichées, dépendances structurelles et défis concrets liés à la transition.

Victor Delage, fondateur et directeur général de l’Institut Terram, a clôturé la soirée par une prise de parole tournée vers l’avenir. Après avoir retracé le chemin parcouru depuis la fondation de l’Institut, il a dessiné la feuille de route des prochains mois, marqués par des échéances déterminantes pour l’avenir des territoires.

Fidèle à ce qui nous rassemble – l’exigence des idées, l’ancrage dans les réalités et le désir d’agir collectivement –, cette soirée a rappelé la force du collectif qui porte l’Institut.

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