Victor Delage, directeur général de l’Institut Terram, a présenté les principaux enseignements de son étude Infrastructures invisibles : ce que les Français disent de leurs réseaux du quotidien lors du déjeuner des maires. Un événement organisé par la Fédération Nationale des Travaux Publics, qui a réuni plus de 1 200 élus au Salon des Maires et des Collectivités.
À quelques mois des élections municipales, il a insisté sur le rôle des infrastructures qui fonctionnent comme de véritables marqueurs de fiabilité collective. Lorsqu’une route se dégrade ou qu’un réseau d’eau devient instable, ce n’est pas seulement un service qui se détériore, mais un doute qui s’installe quant à la capacité de la puissance publique à protéger un territoire. Dans un pays où les finances publiques sont exsangues, gouverner demain ne consistera plus à promettre des métamorphoses sans garantir d’abord la continuité du réel.
C’est dans le soin apporté aux choses ordinaires, dans la rigueur de la gestion et dans la clarté des priorités, en permettant à chacun de mener sa vie dans la sécurité du quotidien, que la démocratie locale retrouvera sa force. Un phénomène d’autant plus fort que les infrastructures touchent à l’essentiel : se déplacer, boire, chauffer, communiquer… Des fonctions non négociables pour les Français.


